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Arnaques & cyberN° 2 · 21 octobre 2026

Cybersécurité des entreprises : et si on passait au contrôle technique numérique

La suite de Cyberattaque sur des frigos de supermarchés : l'État en alerte

Une panne informatique dans un supermarché a fait jeter des tonnes de surgelés. Pourtant, c’était évitable. Et si les entreprises devaient faire vérifier leurs ordinateurs, comme on vérifie une voiture ?

Mi-octobre, des pirates ont attaqué les frigos connectés de plusieurs supermarchés. Résultat : les glaces et les pizzas ont fondu, et tout a dû être jeté. Pourtant, cette attaque n’était pas très maligne. Les pirates ont profité d’un trop simple, comme « 1234 », ou d’une oubliée, comme quand tu ne changes pas la pile de ton réveil et qu’il ne sonne pas.

Aujourd’hui, les entreprises n’ont pas l’obligation de faire vérifier leurs ordinateurs. Pourtant, pour une voiture, tu dois passer le contrôle technique tous les deux ans. Sans lui, ton assurance peut refuser de payer les dégâts en cas d’accident. Pour les ordinateurs, c’est le flou : pas de liste de vérifications, pas de visite obligatoire. Pourtant, une informatique peut coûter cher, pas seulement en argent, mais aussi en nourriture gâchée ou en magasins fermés.

L’idée d’un « contrôle technique cyber » commence à circuler. Comme pour les voitures, il permettrait de vérifier que tout est en ordre avant que la panne n’arrive. Mais attention : un ordinateur, ça évolue tout le temps. Les pirates inventent sans cesse de nouvelles méthodes, donc un check-up valable aujourd’hui ne le sera peut-être plus dans six mois.

Si une entreprise ne fait pas attention et qu’une attaque arrive, elle pourrait être tenue responsable. Par exemple, si elle utilise un mot de passe comme « SUPERMARCHE » (qui se devine en quelques minutes), son assurance pourrait refuser de l’aider. Alors, prêt à exiger un contrôle technique pour les ordinateurs ?

Si tu es inquiet pour la sécurité de tes comptes, parle-en à un adulte de confiance ou contacte le 17Cyber pour signaler une arnaque ou un piratage.

cyberattaque

Une attaque menée à travers Internet contre des ordinateurs, pour voler, bloquer ou abîmer quelque chose.

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faille de sécurité

Un point faible dans un logiciel qui peut permettre à un pirate d'entrer.

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mot de passe

Le code secret qui protège ton compte. Plus il est long, plus il est difficile à deviner.

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mise à jour

Une nouvelle version d'une application qui corrige des problèmes ou ajoute des choses.

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rançongiciel

Un programme pirate qui bloque tous les fichiers d'un ordinateur et demande de l'argent pour les débloquer.

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chiffrement

Transformer un message en code secret pour que seule la bonne personne puisse le lire.

En clair : Un cadenas sur ton journal intime, seul celui qui a la clé peut l'ouvrir.

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double authentification

En plus du mot de passe, on te demande un code reçu sur ton téléphone. Un pirate qui a volé ton mot de passe reste bloqué.

En clair : Une porte avec une serrure et un digicode, il faut les deux pour entrer.

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Une cyberattaque sur des frigos de supermarchés a provoqué le gaspillage de tonnes de nourriture. Pourtant, cette attaque était évitable. Faut-il imposer un « contrôle technique cyber » aux entreprises ?

En octobre, une a ciblé les systèmes de réfrigération de centaines de supermarchés, entraînant la destruction de leurs stocks de surgelés. Cette attaque, loin d’être sophistiquée, a exploité des basiques : des trop simples (comme « LOUVRE » pour les serveurs du Musée du Louvre) ou des de sécurité non appliquées. Pourtant, ces négligences pourraient engager la responsabilité des entreprises.

Aujourd’hui, le cadre juridique en cybersécurité est flou. Le RGPD impose des mesures « appropriées » pour protéger les données, mais sans liste précise. Résultat : beaucoup d’entreprises naviguent à vue. En cas d’attaque, leur assurance pourrait refuser de couvrir les dégâts si elles n’ont pas pris les précautions nécessaires, comme une voiture sans contrôle technique.

L’idée d’un « contrôle technique cyber » émerge pour clarifier les choses. Inspiré du contrôle technique automobile, il consisterait en un audit régulier des systèmes informatiques, avec une liste de points à vérifier. Certaines plateformes, comme les messageries, doivent déjà afficher un « cyberscore », une note publique sur leur niveau de sécurité. Mais un contrôle technique irait plus loin en définissant des obligations claires pour toutes les entreprises.

Pourtant, cette solution a ses limites. Contrairement à une voiture, les menaces informatiques évoluent en permanence. Un audit valable aujourd’hui pourrait être obsolète dans six mois. De plus, la responsabilité d’une entreprise ne se limite pas à ses dirigeants : un employé négligent ou un prestataire défaillant peut aussi être en cause.

En attendant, une chose est sûre : les cyberattaques ont des conséquences bien réelles, comme des tonnes de nourriture gâchée. Alors, faut-il attendre la prochaine catastrophe pour agir ?

Si tu es témoin ou victime d’une cyberattaque, parle-en à un adulte de confiance ou contacte le 17Cyber pour signaler une arnaque ou un piratage.

cyberattaque

Une action malveillante contre un système informatique, par exemple pour voler des données, rendre un service indisponible ou réclamer une rançon.

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faille de sécurité

Une vulnérabilité dans un logiciel ou un matériel qu'un attaquant peut exploiter. Les mises à jour servent souvent à les corriger.

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mot de passe

Une suite de caractères secrète qui prouve ton identité. Un bon mot de passe est long, unique pour chaque site, et peut être conservé dans un gestionnaire de mots de passe.

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mise à jour

L'installation d'une nouvelle version d'un logiciel. Elle corrige souvent des failles de sécurité, d'où l'intérêt de ne pas la repousser.

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rançongiciel

Un logiciel malveillant qui chiffre les données de la victime et réclame une rançon contre la clé de déchiffrement. Hôpitaux, mairies et entreprises en sont souvent victimes.

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chiffrement

Une technique qui rend un message illisible sans la clé qui permet de le déchiffrer. Elle protège par exemple tes messages et tes paiements sur Internet.

En clair : Un cadenas sur ton journal intime, seul celui qui a la clé peut l'ouvrir.

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double authentification

Une connexion qui demande deux preuves différentes, par exemple ton mot de passe et un code envoyé ou généré sur ton téléphone. Elle protège ton compte même si ton mot de passe a fuité.

En clair : Une porte avec une serrure et un digicode, il faut les deux pour entrer.

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Une cyberattaque sur des systèmes de réfrigération a provoqué le gaspillage de tonnes de produits surgelés. Derrière cette attaque, des failles évitables et un cadre juridique flou. Faut-il instaurer un « contrôle technique cyber » pour clarifier les responsabilités ?

Le 12 octobre, une a paralysé les systèmes de réfrigération de centaines de supermarchés, entraînant la destruction de leurs stocks. Cette attaque, exploitant des connues ( faibles, manquantes), soulève une question cruciale : dans quelle mesure une entreprise victime peut-elle être tenue pour responsable de sa propre vulnérabilité ?

Aujourd’hui, le cadre juridique est fragmenté. Le RGPD impose des mesures « appropriées » pour protéger les données, mais sans préciser lesquelles. La directive NIS 2, qui devait renforcer la sécurité des infrastructures critiques, n’a pas encore été transposée en droit français. En l’absence de lignes directrices claires, les entreprises naviguent dans un brouillard normatif.

La responsabilité civile des entreprises en cas de cyberattaque est complexe. Selon l’article 1241 du Code civil, une entreprise peut être tenue pour responsable si sa négligence a facilité l’attaque. Par exemple, si un mot de passe faible ou une mise à jour manquante a permis l’intrusion, l’assureur pourrait refuser d’indemniser les dommages. La jurisprudence récente refuse même de reconnaître la « force majeure » dans le cas d’une attaque par , au motif que les cyberattaques ne sont ni imprévisibles ni irrésistibles.

L’idée d’un « contrôle technique cyber » gagne du terrain. Inspiré du contrôle technique automobile, il consisterait en un audit périodique des systèmes informatiques, avec une liste de critères à respecter. Certaines plateformes doivent déjà afficher un « cyberscore », une note publique évaluant leur niveau de sécurité. Cependant, un contrôle technique irait plus loin en définissant des obligations précises pour toutes les entreprises, avec des sanctions en cas de manquement.

Pourtant, cette solution se heurte à des défis. Les menaces informatiques évoluent en permanence, rendant un audit rapidement obsolète. De plus, la responsabilité d’une entreprise ne se limite pas à ses dirigeants : un employé négligent ou un prestataire défaillant peut aussi engager sa responsabilité. Malgré ces obstacles, un contrôle technique cyber pourrait clarifier les responsabilités et inciter les entreprises à adopter des bonnes pratiques, comme la ou le des données.

Les cyberattaques ont des conséquences concrètes, comme le gaspillage alimentaire ou la paralysie de services essentiels. Dans ce contexte, la question n’est plus de savoir si un cadre réglementaire est nécessaire, mais comment le concevoir pour qu’il soit efficace et adaptable.

cyberattaque

Exploitation d'une faille technique ou humaine pour compromettre la confidentialité, l'intégrité ou la disponibilité d'un système.

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faille de sécurité

Défaut de conception ou d'implémentation exploitable pour contourner la sécurité. Une faille dite « zero day » est exploitée avant que l'éditeur ne publie de correctif.

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mot de passe

Secret partagé avec le service. Le serveur en stocke une empreinte calculée par une fonction de hachage avec un sel, pour qu'une fuite de la base ne révèle pas directement les mots de passe.

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mise à jour

Remplacement de tout ou partie d'un logiciel par une version plus récente. Les correctifs de sécurité doivent être appliqués vite, car leur publication révèle aux attaquants la faille corrigée.

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rançongiciel

Logiciel malveillant qui chiffre les fichiers puis exige un paiement. Les attaquants volent souvent les données avant de les chiffrer pour menacer de les publier. Les sauvegardes déconnectées sont la meilleure parade.

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chiffrement

Transformation d'un message à l'aide d'une clé. En chiffrement symétrique, la même clé sert à chiffrer et déchiffrer ; en chiffrement asymétrique, on chiffre avec une clé publique et on déchiffre avec la clé privée associée.

En clair : Un cadenas sur ton journal intime, seul celui qui a la clé peut l'ouvrir.

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double authentification

Authentification à deux facteurs de natures différentes. Les codes à usage unique sont souvent calculés à partir d'un secret partagé et de l'heure courante.

En clair : Une porte avec une serrure et un digicode, il faut les deux pour entrer.

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