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N° 1 · mercredi 14 octobre 2026

Cyberattaques : quand le virtuel frappe le quotidien

Version Découverte

Imagine que ton collège ne puisse plus ouvrir ses portes parce que des pirates ont bloqué les ordinateurs. Ça arrive de plus en plus, et un nouveau service aide les victimes.

Tu as peut-être déjà entendu parler de pirates informatiques qui volent des mots de passe ou bloquent des sites. Mais savais-tu que ces attaques peuvent maintenant empêcher un hôpital de soigner ses patients, ou une mairie de payer ses factures ? En août, plus de 52 000 personnes ont demandé de l’aide parce qu’elles étaient victimes d’une cyberattaque. En septembre, elles étaient encore plus nombreuses : 56 000 !

Pour les aider, le gouvernement a lancé 17Cyber, un site où tu peux discuter avec un policier ou un gendarme 24h/24. Comme un numéro d’urgence, mais pour les problèmes informatiques. Par exemple, si ton ordinateur est bloqué par un virus qui demande de l’argent pour le débloquer, 17Cyber te guide pour savoir quoi faire.

Le plus inquiétant, c’est que ces attaques ne restent plus seulement sur Internet. Elles peuvent maintenant empêcher des magasins d’ouvrir, ou des camions de livrer de la nourriture. Comme si un voleur coupait l’électricité de toute une ville, mais sans toucher aux fils.

Version Lycée

Les cyberattaques ne se contentent plus de voler des données : elles paralysent des hôpitaux, des écoles, et même des villes entières. Un nouveau service public enregistre des records d’appels à l’aide.

En août, le service 17Cyber a enregistré 52 253 demandes d’assistance. Un mois plus tard, en septembre, ce chiffre a encore grimpé à 56 469. Ces nombres montrent une tendance alarmante : les cyberattaques, comme les rançongiciels, ne se limitent plus au monde numérique. Elles ont désormais des conséquences concrètes dans la vie réelle.

17Cyber, lancé fin 2024, est un assistant en ligne proposé par la police, la gendarmerie et le site Cybermalveillance.gouv.fr. Il permet aux victimes de suivre un parcours pour diagnostiquer leur situation et obtenir de l’aide, 24h/24. Ce service est intégré à la plateforme Ma Sécurité du ministère de l’Intérieur, où des policiers ou gendarmes peuvent répondre directement.

Jérôme Notin, directeur de Cybermalveillance, explique que ces records s’expliquent en partie par une affaire récente qui a touché de nombreuses victimes. Par exemple, des hôpitaux ont dû annuler des opérations parce que leurs ordinateurs étaient bloqués, ou des mairies n’ont plus pu payer leurs fournisseurs. Ces attaques montrent que la cybersécurité n’est plus un sujet réservé aux experts : elle concerne tout le monde, y compris les services publics essentiels.

En SNT, ce sujet s’inscrit dans le thème Internet et Les réseaux sociaux, mais aussi dans Les données structurées et leur traitement. Une cyberattaque peut cibler des bases de données contenant des informations sensibles, comme les dossiers médicaux ou les coordonnées des élèves de ton lycée.

Version Spécialité

Les cyberattaques franchissent un cap : elles ne se contentent plus de voler des données, elles paralysent des infrastructures critiques. Le service 17Cyber, lancé fin 2024, enregistre des records de demandes d’assistance, révélant une faille dans notre dépendance au numérique.

Le service 17Cyber, intégré à la plateforme Ma Sécurité du ministère de l’Intérieur, a enregistré 52 253 demandes d’assistance en août 2024, puis 56 469 en septembre. Ces chiffres, révélés par Jérôme Notin, directeur de Cybermalveillance.gouv.fr, illustrent une escalade des cyberattaques, notamment des rançongiciels, qui ciblent désormais des infrastructures critiques.

17Cyber permet aux victimes de suivre un parcours d’assistance en ligne, avec la possibilité de dialoguer en temps réel avec un policier ou un gendarme. Ce service prend le relais de Cybermalveillance.gouv.fr pour les demandes d’urgence, offrant une réponse centralisée et accessible 24h/24. Les attaques récentes ont montré que les conséquences ne se limitent plus au vol de données personnelles : elles paralysent des hôpitaux, des mairies, ou des entreprises, avec des répercussions directes sur la vie quotidienne.

En NSI, ce sujet s’inscrit dans la notion de Sécurisation des communications. Une cyberattaque exploite souvent une faille de sécurité dans un système d’exploitation ou une application. Par exemple, un rançongiciel peut chiffrer les fichiers d’un serveur en exploitant une vulnérabilité non corrigée par une mise à jour.

Les attaques par rançongiciel fonctionnent souvent en plusieurs étapes : - Infection : le logiciel malveillant est installé via un hameçonnage ou une faille logicielle. - Chiffrement : les fichiers de la victime sont chiffrés, rendant leur accès impossible sans une clé. - Extorsion : les pirates demandent une rançon, souvent en cryptomonnaie, pour fournir la clé de déchiffrement.

Ces attaques soulignent l’importance des protocoles de sécurité, comme le chiffrement des données ou la double authentification. Elles montrent aussi que la protection des infrastructures critiques, comme les datacenters ou les réseaux électriques, doit être une priorité.

Enfin, ce sujet illustre les enjeux de la Gestion des processus et des ressources en Terminale. Une cyberattaque peut corrompre les processus d’un système, comme un serveur web ou une base de données, rendant impossible leur exécution normale.